NOW PLAYING: TEDAX MAX

Rencontrez Teda Max, le rappeur qui capture le son et l’esprit de Lyon.

Dans son interview pour la campagne New Era « Now playing - Playing », l’artiste franco-congolais nous parle d’inspiration, de communauté et d’indépendance.

 


Lorsque vous pensez au hip-hop français, il est compréhensible que votre esprit dérive vers les scènes florissantes de Paris et de Marseille, qui ont donné naissance à certains des rappeurs les plus doués d'Europe continentale. Là où il y a une forte culture de rue, il y a forcément une scène rap dynamique, et c'est certainement le cas à Lyon. Là-bas, cet art est porté par l'un des artistes rap français les plus prometteurs, Tedax Max.

Élevé dans le quartier de la Guillotière, en centre-ville, le musicien franco-congolais connaît la ville comme sa poche et s'en sert pour dresser des portraits acérés et pleins d'esprit de la vie urbaine sur des rythmes inspirés de la trap. Son premier tube, "J'te jure", a été écouté plus d'un demi-million de fois sur Spotify, suivi l'année dernière avec une mixtape de huit titres, Forme Olympique, qui a consolidé sa position parmi les étoiles montantes du rap français.

Aujourd'hui, Tedax est l'un des nombreux artistes qui collaborent avec New Era pour la campagne 2022, "Now Playing". L'idée principale de ce projet est d'explorer la manière dont les artistes européens exploitent leur côté ludique et libèrent leur esprit créatif. Pour Tedax, le jeu vient du plaisir qu'il prend à être entouré de sa communauté, et nombre de ses chansons sont inspirées par le fait de passer du temps avec des amis et de voir ce qui se passe.

C'est dans cet esprit que nous avons décidé de rencontrer Tedax dans son quartier, pour discuter de ce qui fait de Lyon une ville d’outsider, et de la direction que prendra sa musique.

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Salut Tedax ! Comment décrirais-tu l'énergie de Lyon ?

L'énergie de Lyon, ce sont ses habitants. Nous avons une ville qui est connue pour être compliquée, et qui est considérée comme peu accueillante. Même les gens qui vendraient à vos concerts resteraient là à bouder. On pouvait se faire insulter, cracher dessus, ou ne pas avoir de retour du tout. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. On a une nouvelle génération qui arrive, un public qui a une autre vision des choses. Et quand on va à un concert, ce n'est pas comme nos aînés, qui avaient de l'appréhension. Je crois que j'ai eu la chance de me produire trois fois à Lyon, chez moi, et ce sont les meilleurs spectacles à chaque fois./p>

Qu'est-ce qui vous inspire lorsqu'il s'agit d'écrire des textes ?

L'inspiration vient de partout. C'est la vie quotidienne dans le quartier, comment on a grandi, que ce soit ma vie ou celle des gens qui m'entourent. C'est ce qui fait ma musique. Mes textes sont assez représentatifs de ce que je connais : Lyon, la Guillotière, Voltaire, la façon dont on vit... C'est ce qui m'inspire, et me donne envie de mettre des choses sur papier.

Comment êtes-vous tombé amoureux du rap ?

Je me suis mis à la musique très jeune, c'est là que j'ai entendu pour la première fois des chansons qui m'ont vraiment époustouflé. Le rap de Marseille m'a vraiment émerveillé.

Qu'est-ce qui t'a décidé à faire le tien ?

J'avais environ 18 ans. J'aimais la musique mais je ne pensais pas pouvoir en faire moi-même. Mais quand j'ai commencé à écrire, c'est venu si naturellement. Tout coulait, comme une rivière.


Comment décrirais-tu ton style de rap ?

J'ai été influencé par un peu de tout. Mais mon style est généralement considéré comme plus "classique", plus dans le style Boom Bap, avec des influences de New York. Mes morceaux sonnent parfois plus sudistes, mais la technique rappelle vraiment celle de New York.

Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit quand vous pensez à New Era ?

Si je devais choisir trois mots pour la marque, je dirais : authenticité, style de vie et culture... Je veux dire que New Era signifie beaucoup pour moi. Nous avons grandi avec le rap américain, alors quand je pense à New Era, je pense aux casquettes 59FIFTY - ce sont mes préférées. C'est ce que nous avons toujours porté, et cela représente beaucoup. Il n'y a pas que les casquettes, je porte aussi les bonnets, les bobs... C'est ce qu'on porte tout le temps...

Enfin, qu'est-ce qui vous enthousiasme le plus dans votre vie en ce moment ?

Eh bien, tout ce qui m'arrive en ce moment et tout le travail que nous faisons. Nous venons d'avoir un studio où nous pouvons faire de la musique et faire des choses. Je suis aussi excité par le fait que nous sommes indépendants, que nous pouvons faire les choses par nous-mêmes et que nous obtenons des résultats. Je ne pourrais rien demander de mieux que de me lever chaque matin et de faire la chose qui me passionne et que j'aime, et de voir que cela commence à porter ses fruits. C'est ce qu'il y a de mieux.